Le retour de la calligraphie

Publié le 08.03.2019
Le mot calligraphie est composé du grec ancien kállos, « beau » et grapheîn, « écrire ». D’après le Larousse, la calligraphie se définit comme l’art de former d'une façon élégante et ornée les caractères de l'écriture. On retrouve donc bien cette idée de « belle écriture » contenue dans son étymologie même.

Graphie élégante et appliquée pour les uns, exercice spirituel pour les autres, latine ou orientale, la calligraphie résulte d’un long apprentissage qui place la respiration et la concentration au cœur de la pratique.


En contribuant à penser l’écriture comme un art grâce à l’emploi d’enluminures, les manuscrits – copie manuelle d'un livre –, apparus au Moyen Âge en Occident, sont à l’origine de la calligraphie moderne. Entre les Ve et XVe siècles, elle n’a eu de cesse d’évoluer. Les espaces entre les mots, la ponctuation et l'emploi des majuscules apparaissant au fur et à mesure des années.

Bien que l’arrivée de l’imprimerie – inventée en 1454 par Gutenberg – marque la fin des manuscrits, l’art de la calligraphie a continué à être pratiqué jusqu'à l'apparition de l’informatique, au XXe siècle.


Depuis quelques années, l’art de la calligraphie revient sur le devant de la scène. À l’ère du tout numérique, où l’omniprésence des ordinateurs et des téléphones portables tend à faire disparaître l’écriture manuscrite, cet art patrimonial vecteur d’élégance et d’unicité est très prisé du monde du luxe, en quête de fait-main et d’exclusivité.

Bien loin de la graphie moyenâgeuse, la calligraphie, telle que la pratique des artistes comme Nicolas Ouchenir, s’inscrit parfaitement dans son temps.