La parole dans la démocratie

Publié le 06.03.2018
Pour tendre le plus possible vers un idéal démocratique, où les citoyens, égaux, seraient responsables de leur propre destin en participant à la vie de la cité, la liberté de parole est indispensable. C’est par le biais du vote, que s’exprime principalement le peuple.
© Richard Ying et Tangui Morlier

La parole, condition essentielle de la démocratie moderne

Selon la formule consacrée d’Abraham Lincoln, la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». En France et dans de nombreux pays, elle est dite « représentative », ce sont donc les citoyens qui donnent leur « voix » à des représentants élus lors d’élections. Les députés siégeant à l’Assemblée nationale, apparaissent donc comme les porte-paroles des citoyens qu’ils représentent. En cela, on mesure toute l’importance de la parole dans la démocratie.

Dans leur rôle d’élaboration de la loi, les élus délibèrent, débattent sous la surveillance du président de l’Assemblée nationale qui organise et mène les discussions. C’est donc par la parole que s’affrontent les députés, dans cet espace circulaire comparable à une arène, l’hémicycle, surplombé par le perchoir.

 

La question de la parole citoyenne

Nombreuses sont les institutions qui offrent aux citoyens la possibilité d’exercer cette parole démocratique : associations, syndicats, partis politiques… Ces organisations tentent de faire peser leur voix dans la prise de décision politique.

Pour tendre encore plus vers cet idéal démocratique, de nouveaux outils de participation se sont développés au cours des dernières années, faisant la part belle à la parole citoyenne : conseils de quartiers, jurys citoyens, budgets participatifs… Les moyens se développent à l’échelle locale pour associer les citoyens au débat public.