Le boom des concours d‘éloquence

Publié le 26.01.2018
HEC, Sciences Po, La Sorbonne, toutes les grandes écoles ont fait de leur grand concours d’éloquence une institution. Mais à côté de ces concours historiques, de nouveaux matchs d’éloquence voient le jour et dépoussièrent le genre.
© Eloquentia

Le plus ancien d’entre eux, le concours d’éloquence du barreau de Paris, existe depuis plus de 200 ans. Ce prestigieux concours ouvert aux jeunes avocats se déroule en trois tours et sur dix mois, et permet d’évaluer l’aptitude oratoire et la capacité de conviction des candidats. À l’issue du concours les meilleurs obtiennent le droit d’occuper l’un des douze sièges de secrétaires pour un an et représentent le jeune barreau parisien en France et à l’étranger.

Comme « Fleurs d’éloquence », créé en 2012 à la Sorbonne, les concours d’art oratoire pour étudiants fleurissent également un peu partout sur les campus et ne sont plus la chasse gardée des étudiants en droit : HECSciences Po ou encore l’université de Toulon ont également chacun le leur, créés respectivement en 2011, 2008 et 2015.


L’éloquence sur le ring

Depuis quelques années de nouvelles formes de joutes oratoires voient également le jour. Parmi les plus connus, le concours « Éloquentia » qui permet depuis quatre ans aux jeunes de Seine-Saint-Denis qui le souhaitent de s’initier gratuitement à la joute oratoire.

La compétition prend la forme de duels d’éloquence, à l’issue desquels est désigné le « Meilleur Orateur de Seine-Saint-Denis ». L’usage de toutes les formes d’expression est possible. Les candidats peuvent ainsi faire leur élocution en poésie, discours, plaidoirie, slam…

Initialement implanté à l’université Paris-VIII en Seine-Saint-Denis, le concours est désormais ouvert aux étudiants ainsi qu’à l’ensemble des habitants du département ayant entre 18 et 30 ans.

Le projet se développe à présent également au sein des universités de Paris-Nanterre, Grenoble et Limoges.